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“Introduction.” 

Court-métrage

Lieu : Osaka (Japon)

Durée : 3~6 minutes

Themes

Le monde n’est pas une entité fixe, une vérité absolue et objective, dénuée de toute partialité, mais le résultat d‘une pensée, d’une vision subjective, nourrie par le rêve et l’interprétation ; ainsi il existe autant de façons de voir le monde qu’il existe d’êtres-humains.

On ne peut donc pas imposer aux gens une vision du monde universelle, dite « objective », cette dernière ne conduirai qu’à l’ennui.

 

« Life’s a vision, trust yours. »

Synopsis

  • Le court-métrage suis la journée d’une jeune femme solitaire (秋津, « Akitsu » = libellule en ancien japonais) d’apparence quelconque, et ses pas à travers la métropole d’Osaka (Japon), elle apparaît déconnectée de la société, avec laquelle ses interactions sont très limitées, mais étrangement en symbiose avec le monde qui l’entoure (ville, mer…)

  • Parallèle 秋津/libellule : la libellule est un être qui naît dans l’eau mais dont l’évolution le prive de son milieu primaire, il est contraint de vivre hors de l’eau ; ici s’identifie l’idée que les individus sont privés de la liberté totale de leur vision (symbolisée par l’eau) par l’évolution que leur propose la société 

  • Symbolisme marin : la liberté de la vision et l’interprétation est donc représentée par l’eau, les effets de lumières et de mouvements dépeignent alors la jeune femme qui se meut dans l’environnement d’une ville empreinte d’onirisme, transformant l’espace urbain en un grand bassin dans lequel les masses d’individus forment des courants uniformes (société) tandis que 秋津 nage à contre-courant telle une carpe ; cependant si la jeune femme « nage », qu’elle semble avoir accès à une vision plus libre, cette dernière reste toutefois entravée, tel l’espace d’un aquarium, par la société qui tente de la restreindre le plus possible 

  • Par dessus les plans visuels se superpose une voix-off qui narre un poème en japonais, corrélé avec les thèmes du court-métrage 

Storyboard

Plan 1

Le court-métrage s’ouvre sur un plan dépeignant deux carpes nageant dans l’océan, goûtant à la liberté de cet espace infini (métaphore de la vision entièrement libre)

=> rêve de la jeune femme 

Plan 2

Le bruit strident d’un réveil coupe court à la scène, nous ramenant tout de suite à la réalité, celle où l’on ne peut nager librement 

Cependant, les reflets sur le mur de sa chambre produits par les lueurs du soleil couchant se reflétant sur une flaque d’eau font planer une atmosphère onirique dans cet univers réel 

=> les rêves (la « vision ») de la jeune fille a une influence sur sa réalité : son interprétation (irréel) nourrit son réel

Plan 3

La jeune femme se lève alors pour se préparer, pendant qu’elle cuisine l’horloge indique 19:57, montrant le décalage social

En fond, la boîte vocale lit les messages enregistrées de sa mère qui critique ses choix de vie, tels que son comportement peu féminin, son statut persistant de célibataire et son train de vie jugé peu respectable : elle devrait se conduire de façon à mieux d’intégrer à la société

—> sa mère ne l’appelle jamais par son prénom (signe de personnalité) mais toujours par son statut de fille (rôle social)

+ TV allumée qui diffuse des discours politiques conformistes 

=> les forces extérieures essaient toutes de la faire se plier à une vision unique et conformiste, de dompter sa vision

Plan 4

Elle se prépare pour sortir de chez elle

—> vie en décalé

Plan 5

La jeune fille se tient seule en face des portes du train qui s’ouvrent afin de monter dedans, face à elle se déverse alors un flot intense d’individus descendants du train (retour d’une journée de travail) 

—> le flou sur la foule d’individu provoque un effet de courant se déversant face à la jeune fille 

=> elle nage à contre-courant (caractéristique des carpes dans les légendes japonaises, qui remontent les cascades)

Plan 6

Au sein du train, la jeune fille est entourée d’individus absorbés par leurs téléphones, le regard vide 

—> leur vision est littéralement absorbée par les outils technologiques de la société

Elle est alors la seul à s’amuser du monde qui l’entoure

=> une vision libre ne coupe pas de la réalité mais permet au contraire de mieux la comprendre et de la vivre (l’objectivité est une mort de l’irréel mais aussi du réel)

Plan 7

La jeune fille se confronte de nouveau à un courant contraire d’individus au moment de descendre du train

—> appui encore sur le fait qu’elle « nage » à contrecourant  

Plan 8   -   concept art 01

Elle marche alors à travers le quartier des néons d’Osaka (Dotonbori)

Elle se retrouve de nouveau à contrecourant face à un flot de foule indissociable 

—> les accentuations des couleurs sur les néons et des flous de la foule produisent une atmosphère irréelle, sous-marine, à travers les courant formés par la masse floue d’individus et les lumières qui semblent se diffuser comme dans l’eau

=> déformation du réel par sa vision

Plan 9

La jeune fille marche sur la plage de nuit et contemple la mer qui s’étend au large à perte de vue

—> elle contemple cet espace aquatique infini qu’elle ne peut qu’admirer, sa condition humaine lui empêchant de vivre sous l’eau (signification symbolique : sa condition d’appartenance à la société et ses conséquences font qu’elle est privée d’une vision entièrement libre, elle ne peut que contempler l’étendu de l’infini mais sans pouvoir y plonger)

Plan 10   -   concept art 02

La jeune fille conduit une moto à travers un semi tunnel routier ouvert du coté de la mer 

—> le reflet des lumières de la villes sur l’eau renvoient sur les murs du tunnels des ondes lumineuses qui oscillent telles des vagues 

=> atmosphère onirique sous-marine : la jeune fille semble nager avec fluidité dans l’océan

Plan 11

La jeune fille entre à l’aube dans le grand aquarium d’Osaka qui ouvre juste ses portes

(vie toujours en décalé)

Plan 12

La jeune fille se tient seule, immobile, face à un petit aquarium

—> la caméra zoom progressivement jusqu’à arriver au niveau de son dos, la caméra traverse alors la jeune fille pour dévoiler le contenu de l’aquarium (on prend la place des yeux de la jeune fille, accédant ainsi à sa vision)

Plan 13

Dans l’aquarium se trouve deux étrange carpes, formées de l’assemblage de tâches blanches (motif 釣合)

=> double reflet : les carpes reflètent la situation de la jeune fille et cette dernière reflète sa vision sur les carpes

(analogie des carpes + influence de la vision sur la réalité)

Plan 14

Outro : 

« Life’s a vision, trust yours »

Cacnea 

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